Avant mon départ je reviens sur Twitter car j’ai assisté avant hier à une « twitt-interview » dans le milieu de la musique ( plus ou moins classique) que je fréquente en Allemagne et j’ai tenu à vous en parler. L’expérience mérite en effet qu’on s’y arrête car si nous avons déjà eu des reportages en direct, si on nous en annonce d’autres en provenance du festival de Cannes par exemple ( écouté sur France Info ce matin) je n’ai pas encore vu d’interview par ce média.
Je vais donc vous donner la traduction du texte d’introduction à l’interview, tel qu’il a été présenté hier dans le journal » Hundertausend » de la ville de Trèves. Vous pourrez ensuite, si vous le souhaitez, télécharger le texte ( traduit tant bien que mal ) de l’interview elle-même. Tout ne vous intéressera peut-être pas, ce qui me semble surtout intéressant est la façon dont on peut mener une interview de cette façon, dans un format aussi contraignant. Il faut bien entendu avoir en face de soi un interlocuteur qui maitrise twitter !
Tout d’abord l’introduction
Que fait un violoncelliste pendant les six heures de train qui le conduisent à son prochain concert ?? Il twitte avec @hunderttausend.de. Selon le credo de Twitter « fais court, sois clair et » il a discuté jusqu’à son arrivée à Trèves avec Jörg Halstein et Christian Palm, nos deux journalistes, de sa passion du violoncelle, de ses années d’études à Sarrebruck et de la recette de la soupe à la tomate.
Le monde entier parle de » twitter » mais en fait preque personne ne sait vraiment comment utiliser ce service de manière intéressante. Comme W Huschke est inscrit depuis quelques temps sur Twitter « @cellonaut » nous lui avons demandé s’il serait d’accord pour nous donner une interview grâce au service de micro-blogging. Lui qui est toujours prêt à se lancer dans toutes sortes d’expérimentations s’est dit enthousiasmé par l’idée. Et donc, pendant son long voyage de Hambourg à Trèves nous avons échangé nos messages de 140 caractères.
Pour faciliter la lecture de ces » twitt-dialogues » nous les avons quelque peu regroupés. Les originaux peuvent être consultés par ceux qui ont un compte sur Twitter. Nous avons laissé les » hashtags » utilisés ( les mots-clés précédé du signe #) qui permettront de retrouver le dialogue.
Twitter permet de se lancer dans toutes sortes d’expériences. Nous vous en parlons régulièrement sur le blog » Twitteradar » et je vous montrerai dès mon retour de vacances les usages qui en sont faits en Allemagne justement, où ils sont de ce point de vue là très créatifs, et à un haut niveau. Ma première impression est que les milieux culturels allemands ont largement investi la sphère du micro-blogging, l’utilisent et savent faire preuve d’inventivité… notre Ministère de la Culture ne semble pas être parti sur le même pied, mais ne parlons pas de ce qui fait mal !!!
Téléchargement de la traduction de la Twitt-interview( pdf )
Le site de Wolfram Huschke ( version française) si sa musique vous intéresse, c’est du » crossover » au e-violoncelle, à mon avis ça vaut le détour
Voici la vidéo du concert qui a été mise en ligne sur YouTube :



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Comment expliquer une telle avance en Allemagne ?
Un peu que ça vaut le détour! A rapprocher de Gavin Bryars, du Michael Nyman de « drowning by numbers » mais aussi des relectures de Uri Caine chez « winter and winter » parfois plus iconoclastes (Wagner à l’accordeon aux terrasses de café de venise, fallait le faire)!
Et pendant ce temps, en France, le ministère suicide la culture.
Il est vrai que l’Allemagne offre une réelle promotion de sa culture
Les milieux de la culture semblent beaucoup plus mobilisés autour du web et avoir compris que c’est là que tout va se jouer, que les jeunes y sont et que donc il faut y être : moins de jacobinisme bien sûr aussi, moins de sentiment de supériorité et de dédain ? Quand je vois comment le web est présenté chez nous par les média : le mal incarné, je me dis que ce n’est pas innocent ni sans raison… ils tremblent tous de perdre leurs privilèges et se comportent exactement comme les majors ( n’oublions pas qu’Universal est français!). De toute façon nos élites ne savent que mépriser le peuple. Pour l’Allemagne ils ont aussi leurs problèmes : les blogueurs sont beaucoup moins nombreux, et s’auto-censurent car chez eux on ne peut s’amuser à raconter quelque chose si on n’est pas un expert patenté et tout expert va donc bloguer en prenant moultes précautions… Mais j’y vais dans 15 jours et je vais rencontrer quelques personnes qui me permettront peut-être d’en savoir plus